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mardi 28 août 2012

Paradigme Cromwell : l'intensité lumineuse de l'ombre

Fin de l'entretien avec Didier Cromwell, ou comment il obtient 20 pages de plus pour son "Dernier des Mohicans". Lumière sur un auteur BD atypique...


Le Dernier des Mohicans - Cromwell et Catmalou
Crédits : Cromwell-Catmalou - Soleil
Après des semaines de recherche, des mois de peintures et des réajustements réguliers avec la scénariste Catmalou, Didier Cromwell finit par aboutir sa libre adaptation BD du "Dernier des Mohicans". Mais comment arrêter un artiste qui à pour nom d'auteur une marque d'accessoire de moto ? Investit de la gestion du graphisme, de la maquette (cadrage, pagination, typographie) tout un gardant un oeil sur le scénario, Didier Cromwell semble avoir du mal à décrocher..

3 actes et 14 chapitres plus tard…

Ce long travail de fourmi entre lecture, recherches historiques mais aussi confrontations entre l’illustrateur et la scénariste aboutit enfin. Le résultat : un


lundi 27 août 2012

Paradigme Cromwell : la quantité de matière du rêve à la réalité

Didier Cromwell se livre sur ses techniques graphiques et sa collaboration avec son co-auteur, Catmalou. Ou comment est née la BD "Le dernier des Mohicans".


Catmalou - Scénariste BD
Crédits : Didier Cromwell-Catmalou
Alors qu'il répond à l'appel de Clothilde Vu (directrice de la collection Noctambule chez Soleil) fin 2006, Didier Cromwell saisit instinctivement l'opportunité de donner vie aux héros de James F. Cooper. En revanche, la réalisation de son "Dernier des Mohicans", qui verra le jour trois ans plus, en plus d'être un défi historique, littéraire et graphique, va aussi s'avérer être un défi humain.

Mais une alliée d'importance allait l'aider dans l'ombre : Catmalou. La jeune auteur, qui signe là son premier scénario de bande dessinée, va apporter son arbitrage scénaristique au livre que Didier Cromwell voulu dès le départ comme une course haletante, dont le lyrisme serait proprement portée par l'image.


vendredi 24 août 2012

Paradigme Cromwell : la température égale au tempérament

De l'appel de l'éditrice à l'oeuvre finale qui verra le jour trois ans plus tard, retour sur la genèse du "Dernier des Mohicans" de Cromwell et Catmalou...


Le Dernier des Mohicans
Edition de luxe - Cromwell et Catmalou - Soleil
Affranchi et décalé dans ses bandes dessinées comme dans sa musique, Didier Cromwell, issu d'une famille aux valeurs très traditionnelles, a depuis longtemps fait la preuve de sa liberté de ton et de sa personnalité atypique en 2006 alors que Clotilde Vu (éditrice chez Soleil Productions) prend contact avec lui.

"Le Dernier des Mohicans, c’est pour moi !"

Alors qu'ils discutent maquette et mise en forme pour une prochaine collection
à venir chez Soleil, "Noctambule", Didier Cromwell affirme n'être pas attiré par les adaptations littéraires. Mais lorsque son interlocutrice annonce que "Le Dernier des Mohicans" de J.F. Cooper fait partie de la sélection des oeuvres qui seront reprises, l'illustrateur au tempérament bien trempé, saisit l'évidence.

Mais c'est probablement aussi l'adolescent (qui ne sommeille que d'un oeil) - et qui


mercredi 22 août 2012

Paradigme Cromwell : le courant électrique, rien ne l'arrêtera !

De la BD décalée et parfois trash, au punk spaghetti musical de "La bonne, la brute et le truand", Didier Cromwell : un artiste au courant "éclectique".



La bonne, la brute et le Truand
Crédit : D. Cromwell - Géo

Lors de l'entretien du 15 septembre 2010, Didier Cromwell, s'avère un artiste aussi décalé et entier que sa bibliographie. Amoureux de littérature et de dessin, les années ne lui ont jamais fait oublier l'une de ses premières passions : la musique. Alors que faire des choix est par définition l'art d'apprendre à renoncer, Didier Cromwell prouve qu'on peut choisir de "ne pas choisir"...

Défouloir musicale : l’heure de la brute !

Depuis 2002, alors qu'il continue à travailler en parallèle à l'écriture de sa série Anita Bomba (T5), l’illustrateur, troque régulièrement ses crayons contre une guitare et un micro au sein du groupe "La bonne, la brute et le truand" (
à découvrir sur leur page Myspace). Magma explosif, au son saturé, les textes et la musique sentent la


mardi 21 août 2012

Paradigme Cromwell : le temps une constante variable

De son passage à l'Ecole des Gobelins à Paris à l'Atelier Azylum, retour sur le parcours et la bibliographie de l'auteur de bande dessinée Didier Cromwell.


Anita Bomba T4 - La vie est trop courte
Cromwell - Gratien - Ed Casterman 
Si comme le dit Cocteau "le temps des hommes est de l'éternité pliée", Didier Cromwell le déploie, l'étire en le vivant toujours avec l'intensité de l'enfant qui le fait sien. Heure, jours, mois, années, ce temps qui passe semble ne pas compter pour lui comme aux yeux de tout un chacun. Vif et rapide quand il le veut, il sait aussi surtout le suspendre à sa manière. Quand il parle de ses premières armes dans la bande dessinée, on sent un présent toujours vivant.

Quand Didier devient Cromwell

Après quelques années dans le corps des Para au poste de sergent, il choisit d'entrer à l'Ecole des Gobelins de Paris. Alors qu'il est encore étudiant, au moment de signer sa première commande professionnelle (
l'affiche d'un festival de rock) il hésite sur la signature à apposer. Ce choix de carrière est le sien, et comment l'assumer pleinement sinon en adoptant un nom d'artiste ?




samedi 18 août 2012

Paradigme Cromwell : la masse de l'expérience

Didier Cromwell revient sur ses débuts en BD. Et comment il apprend très tôt que "pour gagner un combat, il faut avant tout apprendre à contourner l'ennemi"


Le Bal de la Sueur © Didier Cromwell
et Riff Reb's - Soleil Production
L'auteur revient sur ses années de jeunesse où sa passion pour la musique et la lecture, vont être bousculés par un 9è art découvert dans des greniers poussiéreux. Il n'est alors pas conscient que cette rencontre avec le graphisme va bouleverser sa vie profondément. Au poids du violoncelle, dont il joue déjà depuis sa plus tendre enfance, se rajoute les quelques grammes d'un crayon de graphite et de quelques pages blanches...

Des chevaux et des arbres.

La masse supplémentaire, cachée au fond de son cartable d'écolier, mesurée en grammes, est légère au vu du travail acharné dans lequel il va se lancer sans s'en apercevoir. Obstiné, opiniâtre, l'enfant comprend intuitivement que pour la maîtrise du dessin il en va de même que pour la musique : travail, répétition, exercice et expérience seuls pourront peser dans la balance. Est-ce la notion d'interdit qui


lundi 13 août 2012

Le dernier des Mohicans, la BD de Cromwell sublime l'original

Vous n'aimez pas les romans adaptés au format BD ? Mais "le Dernier des Mohicans" de J.F. Cooper repris par Cromwell pourrait bien vous faire changer d'avis


Le Dernier des Mohicans - Cromwell et Catmalou
Crédit : Cromwell-Catmalou-Soleil
Vous n'aimez pas les adaptations BD d'après les classiques de la littérature ? Et vous avez en partie raison ! Pourquoi relire en format BD ou revoir au cinéma, un morceau de bravoure littéraire au risque de voir polluer le lien singulier qui vous unit à l’œuvre originale ?

L'adaptation, une valeur de repli éditorial ?

Les éditeurs sont parfois responsables du désamour des lecteurs pour les adaptations. Valeur de repli par temps de « vaches maigres », surproduction du genre, manque de créativité, cahier des charges on ne peut plus scolaire imposé à l’auteur, les éditeurs maltraiteraient-ils le genre au risque de perdre leur lectorat ? S’appuyant sur le prestige