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dimanche 7 octobre 2012

Auteur BD : statut flou et malentendus éditoriaux

L'auteur de bande dessinée travaille : mais qu'en est il de son statut ? Libéral, salarié, artisan ? En termes légaux aucun de ces trois pour les auteurs français. Alors comment se défini leur régime social et fiscal ?


Auteur BD - Du rêve à la réalité
Crédit : Initiales BD
Le saint Graal est un positionnement mixte entre le staut "d'artiste" et "d'auteur", deux statuts dont les contours sont flous pour beaucoup des petites mains de la BD. Ce socle nébuleux est souvent responsable des tensions qui tiraillent les relations auteurs-éditeurs.

Régime social : auteur, un statut qui se mérite

Le régime social géré par
la Maison des Artistes (pour les graphistes, coloristes et illustrateurs) et par l'Agessa (pour les scénaristes) imposent d'emblée des conditions d'affiliation pour pouvoir prétendre à la prise en charge de ses frais de santé. Dont la plus contraignante est de tirer un revenu annuel, au moins égal ou supérieur à 900 fois la valeur horaire moyenne du Smic, soit

mercredi 26 septembre 2012

Auteur BD, drôle de métier !

La bande dessinée est-elle un métier ? Voici la première partie d'un dossier consacré aux artisans du 9e art : état des lieux, définitions, formations,...


L'art de la BD
Crédits : Duc - Glénat
La bande dessinée est-elle un métier et doit-elle le devenir dans l'acception classique du terme ? Pour le 9e art (qui s'interroge encore sur son statut "d'art" à part entière), comme pour les autres formes artistico-littéraires, le monde éditorial français privilégie le statut d'auteur.

Attention oeuvres protégées, artistes fragilisés ?

Particulièrement encadré, ce statut comporte en France des avantages non négligeables pour protéger le travail de l'artiste : protection "immatérielle" de son oeuvre (exploitation, reproduction), application du code de la propriété intellectuelle, perception de droits d'auteurs, etc. Cette situation semble à priori un postulat de départ idéal...

Les créations sont donc bien protégées au regard des pratiques en cours partout ailleurs dans le monde, mais l'auteur quant à lui semble plus fragile que son oeuvre.

mardi 28 août 2012

Paradigme Cromwell : l'intensité lumineuse de l'ombre

Fin de l'entretien avec Didier Cromwell, ou comment il obtient 20 pages de plus pour son "Dernier des Mohicans". Lumière sur un auteur BD atypique...


Le Dernier des Mohicans - Cromwell et Catmalou
Crédits : Cromwell-Catmalou - Soleil
Après des semaines de recherche, des mois de peintures et des réajustements réguliers avec la scénariste Catmalou, Didier Cromwell finit par aboutir sa libre adaptation BD du "Dernier des Mohicans". Mais comment arrêter un artiste qui à pour nom d'auteur une marque d'accessoire de moto ? Investit de la gestion du graphisme, de la maquette (cadrage, pagination, typographie) tout un gardant un oeil sur le scénario, Didier Cromwell semble avoir du mal à décrocher..

3 actes et 14 chapitres plus tard…

Ce long travail de fourmi entre lecture, recherches historiques mais aussi confrontations entre l’illustrateur et la scénariste aboutit enfin. Le résultat : un


lundi 27 août 2012

Paradigme Cromwell : la quantité de matière du rêve à la réalité

Didier Cromwell se livre sur ses techniques graphiques et sa collaboration avec son co-auteur, Catmalou. Ou comment est née la BD "Le dernier des Mohicans".


Catmalou - Scénariste BD
Crédits : Didier Cromwell-Catmalou
Alors qu'il répond à l'appel de Clothilde Vu (directrice de la collection Noctambule chez Soleil) fin 2006, Didier Cromwell saisit instinctivement l'opportunité de donner vie aux héros de James F. Cooper. En revanche, la réalisation de son "Dernier des Mohicans", qui verra le jour trois ans plus, en plus d'être un défi historique, littéraire et graphique, va aussi s'avérer être un défi humain.

Mais une alliée d'importance allait l'aider dans l'ombre : Catmalou. La jeune auteur, qui signe là son premier scénario de bande dessinée, va apporter son arbitrage scénaristique au livre que Didier Cromwell voulu dès le départ comme une course haletante, dont le lyrisme serait proprement portée par l'image.


vendredi 24 août 2012

Paradigme Cromwell : la température égale au tempérament

De l'appel de l'éditrice à l'oeuvre finale qui verra le jour trois ans plus tard, retour sur la genèse du "Dernier des Mohicans" de Cromwell et Catmalou...


Le Dernier des Mohicans
Edition de luxe - Cromwell et Catmalou - Soleil
Affranchi et décalé dans ses bandes dessinées comme dans sa musique, Didier Cromwell, issu d'une famille aux valeurs très traditionnelles, a depuis longtemps fait la preuve de sa liberté de ton et de sa personnalité atypique en 2006 alors que Clotilde Vu (éditrice chez Soleil Productions) prend contact avec lui.

"Le Dernier des Mohicans, c’est pour moi !"

Alors qu'ils discutent maquette et mise en forme pour une prochaine collection
à venir chez Soleil, "Noctambule", Didier Cromwell affirme n'être pas attiré par les adaptations littéraires. Mais lorsque son interlocutrice annonce que "Le Dernier des Mohicans" de J.F. Cooper fait partie de la sélection des oeuvres qui seront reprises, l'illustrateur au tempérament bien trempé, saisit l'évidence.

Mais c'est probablement aussi l'adolescent (qui ne sommeille que d'un oeil) - et qui


mercredi 22 août 2012

Paradigme Cromwell : le courant électrique, rien ne l'arrêtera !

De la BD décalée et parfois trash, au punk spaghetti musical de "La bonne, la brute et le truand", Didier Cromwell : un artiste au courant "éclectique".



La bonne, la brute et le Truand
Crédit : D. Cromwell - Géo

Lors de l'entretien du 15 septembre 2010, Didier Cromwell, s'avère un artiste aussi décalé et entier que sa bibliographie. Amoureux de littérature et de dessin, les années ne lui ont jamais fait oublier l'une de ses premières passions : la musique. Alors que faire des choix est par définition l'art d'apprendre à renoncer, Didier Cromwell prouve qu'on peut choisir de "ne pas choisir"...

Défouloir musicale : l’heure de la brute !

Depuis 2002, alors qu'il continue à travailler en parallèle à l'écriture de sa série Anita Bomba (T5), l’illustrateur, troque régulièrement ses crayons contre une guitare et un micro au sein du groupe "La bonne, la brute et le truand" (
à découvrir sur leur page Myspace). Magma explosif, au son saturé, les textes et la musique sentent la


mardi 21 août 2012

Paradigme Cromwell : le temps une constante variable

De son passage à l'Ecole des Gobelins à Paris à l'Atelier Azylum, retour sur le parcours et la bibliographie de l'auteur de bande dessinée Didier Cromwell.


Anita Bomba T4 - La vie est trop courte
Cromwell - Gratien - Ed Casterman 
Si comme le dit Cocteau "le temps des hommes est de l'éternité pliée", Didier Cromwell le déploie, l'étire en le vivant toujours avec l'intensité de l'enfant qui le fait sien. Heure, jours, mois, années, ce temps qui passe semble ne pas compter pour lui comme aux yeux de tout un chacun. Vif et rapide quand il le veut, il sait aussi surtout le suspendre à sa manière. Quand il parle de ses premières armes dans la bande dessinée, on sent un présent toujours vivant.

Quand Didier devient Cromwell

Après quelques années dans le corps des Para au poste de sergent, il choisit d'entrer à l'Ecole des Gobelins de Paris. Alors qu'il est encore étudiant, au moment de signer sa première commande professionnelle (
l'affiche d'un festival de rock) il hésite sur la signature à apposer. Ce choix de carrière est le sien, et comment l'assumer pleinement sinon en adoptant un nom d'artiste ?




samedi 18 août 2012

Paradigme Cromwell : la masse de l'expérience

Didier Cromwell revient sur ses débuts en BD. Et comment il apprend très tôt que "pour gagner un combat, il faut avant tout apprendre à contourner l'ennemi"


Le Bal de la Sueur © Didier Cromwell
et Riff Reb's - Soleil Production
L'auteur revient sur ses années de jeunesse où sa passion pour la musique et la lecture, vont être bousculés par un 9è art découvert dans des greniers poussiéreux. Il n'est alors pas conscient que cette rencontre avec le graphisme va bouleverser sa vie profondément. Au poids du violoncelle, dont il joue déjà depuis sa plus tendre enfance, se rajoute les quelques grammes d'un crayon de graphite et de quelques pages blanches...

Des chevaux et des arbres.

La masse supplémentaire, cachée au fond de son cartable d'écolier, mesurée en grammes, est légère au vu du travail acharné dans lequel il va se lancer sans s'en apercevoir. Obstiné, opiniâtre, l'enfant comprend intuitivement que pour la maîtrise du dessin il en va de même que pour la musique : travail, répétition, exercice et expérience seuls pourront peser dans la balance. Est-ce la notion d'interdit qui


mercredi 15 août 2012

Paradigme Cromwell : la longueur égale à la distance parcourue

1ère partie d'un entretien avec l'auteur de BD, Didier Cromwell. Les unités de mesures de base de la science se coupent en 7 pour dresser son portrait...


Didier Cromwell - Auteur BD
Crédit : Didier Cromwell
Rencontrer un auteur de bande dessinée est presque toujours un moment délicat et d’autant plus si l’on a aimé son livre ! Ce qui fut le cas pour la superbe adaptation du « Dernier des Mohicans » de Didier Cromwell. On le dit « irrévérencieux », « rare » et « peu loquace »… Mais lors d’un riche entretien du 15 septembre 2010, l’auteur connu pour ses séries déjantées telles que « Les Minettos » ou encore « Anita Bomba », prouva tout le contraire.

Le paradigme Cromwell ou comment cerner le personnage

L’entretien, qui avait été convenu de longue date, devait se concentrer sur le magnifique roman graphique paru aux Editions Soleil et
réédité en format de luxe en décembre 2010. Mais force fut de constater qu’il allait être difficile de

lundi 13 août 2012

Le dernier des Mohicans, la BD de Cromwell sublime l'original

Vous n'aimez pas les romans adaptés au format BD ? Mais "le Dernier des Mohicans" de J.F. Cooper repris par Cromwell pourrait bien vous faire changer d'avis


Le Dernier des Mohicans - Cromwell et Catmalou
Crédit : Cromwell-Catmalou-Soleil
Vous n'aimez pas les adaptations BD d'après les classiques de la littérature ? Et vous avez en partie raison ! Pourquoi relire en format BD ou revoir au cinéma, un morceau de bravoure littéraire au risque de voir polluer le lien singulier qui vous unit à l’œuvre originale ?

L'adaptation, une valeur de repli éditorial ?

Les éditeurs sont parfois responsables du désamour des lecteurs pour les adaptations. Valeur de repli par temps de « vaches maigres », surproduction du genre, manque de créativité, cahier des charges on ne peut plus scolaire imposé à l’auteur, les éditeurs maltraiteraient-ils le genre au risque de perdre leur lectorat ? S’appuyant sur le prestige

vendredi 10 août 2012

Olivier G.Boiscommun, et cinq mesures de talent...

Couleur, lumière, cadrage, rythme et enchaînements, la Cité de l'Arche, dispose d'un traitement quasi-cinématographique. Bientôt de la case à l'écran ?


La Cité de l'Arche T1 - La ville lumière
© Drugstore - Boiscommun 2010 
Entretien avec l'auteur (scénariste, illustrateur et coloriste) de bande dessinée : Olivier G.Boiscommun

BD : Ce 1er tome présente l’échiquier de cette Cité et l’action démarre rapidement. Mais les dernières pages laissent entendre qu’un des thèmes, qui prend forme sous le visage d’Anathael et d’Orée, aura son importance pour la suite : l’amour. N'est-ce pas le parfait opposé du "pouvoir" et du "contrôle" ?

L'amour est l'exact opposé du pouvoir. Le pouvoir c'est imposer sa supériorité sur autrui, créer des réseaux d'influences, des alliances, des relations fondées uniquement sur le besoin et ce qu'elles ont à apporter. Alors que l'amour est un sentiment altruiste où le bien-être de l'autre est la base de son propre épanouissement. C'est également donner sans calcul ni retenue. L'amour et le pouvoir s'opposent et

Olivier G.Boiscommun, quatre mesures d'éléments narratifs

Entrez dans la Cité et découvrez avec l'auteur les thèmes de cette magnifique BD d'anticipation. Universalités des thèmes et singularités de l'oeuvre.


Croquis préparatoire - Cité de l'Arche T1
Crédit : Olivier G.Boiscommun
Entretien avec l'auteur (scénariste, illustrateur et coloriste) de bande dessinée : Olivier G.Boiscommun

BD : Le 1er volume de "La Cité de l’Arche" expose un univers quasi carcéral et oppressant. Les personnages en lutte semblent trouver leur force dans le même élément qui sert aux oppresseurs à les asservir : le pouvoir. Est-ce que le pouvoir sur soi est, pour vous, le premier pas vers la liberté ? D’ailleurs, la liberté est-elle l’unique propos de ce livre ?

Le pouvoir est au centre de cette histoire, il est effectivement à l'origine de l'asservissement de la population par le Présideur, mais également ce qui nourrit la résistance, à travers le Grand Maitre, des infidèles qui luttent contre les forces en place. Chaque personnage est



jeudi 2 août 2012

Olivier G.Boiscommun, trois mesures de technique

Comment surgit une BD entre l'inspiration première et le livre en librairie? O. Boiscommun partage avec nous les secrets de naissance de sa Ville Lumière.


Crayonné préparatoire
© O. G.Boiscommun - DR
Entretien avec l'auteur (scénariste, illustrateur et coloriste) de bande dessinée : Olivier G.Boiscommun

BD : Sur vos projets personnels, quel est l’aspect de votre travail qui vous prend le plus de temps : scénario, dessin ou colorisation ? Est-ce l’histoire proprement dite qui s’impose à vous ou bien avez-vous des images et des univers graphiques qui vous inspirent ?

C'est avant tout l'histoire qui guide l'ensemble de la réalisation d'un album. Chacune porte en elle les éléments qui font faire qu'elle va prendre la direction qui est la sienne. Mon travail en matière d'écriture, scénaristique ou graphique, est assez similaire à celui d'un archéologue qui extrait progressivement ce qui existe déjà sous un monticule de terre. Chaque projet est


samedi 28 juillet 2012

Olivier G.Boiscommun, deux mesures d'inspiration

Choisir d'arrêter les "Trolls" en plein succès, adapter "Pietrolino" de Jodorowsky, se consacrer à ses propres créations BD : l'audace d'un auteur entier.


Troll T2 - Boiscommun/Sfar/Morvan
© Delcourt - Boiscommun/Sfar/Morvan
Entretien avec l'auteur (scénariste, illustrateur et coloriste) de bande-dessinée : Olivier G.Boiscommun

BD : Sur les "Trolls", vos talents d’illustrateur ont participé au succès de la série, comment se fait-il que vous ayez arrêté votre collaboration après le 3e volume ? Lassitude, surcharge de travail ou simple envie de passer à autre chose ?

Il aurait été beaucoup plus facile et lucratif de continuer la série "Troll" tout au long de ma carrière, faire un album chaque année être riche et arrivé puis m'éteindre progressivement dans une routine passive. J'ai préféré préserver le feu qui nourrit mes productions et qui est sans cesse ravivé par de nouveaux projets.

Beaucoup de monde aurait apprécié que je continue "Troll", car la série marchait bien, mais alors, "Halloween", "L'histoire de Joe", "les livres de Jack et Sam", les "Anges" et




mercredi 25 juillet 2012

Olivier G.Boiscommun, une mesure de bande-dessinée

Avec la sortie de "La Cité de l'Arche", Olivier G.Boiscommun signe une série prometteuse. Entre maturité artistique et humaine, découvrez un auteur à part..


Olivier G. Boiscommun (Sénariste /illustrateur)
© O. G.Boiscommun - DR
Entretien avec l'auteur (scénariste, illustrateur et coloriste) de bande dessinée : Olivier G.Boiscommun

BD : Enfant vous avez éprouvé un vrai coup de foudre pour la BD. Du rêve d’enfant à la réalité professionnelle, il y aura l’Ecole Corvisart à Paris et les Beaux Arts d’Angoulême. Quels souvenirs gardez-vous de vos premiers pas dans le monde du 9e art...

A l'école Corvisart à Paris, j'ai eu la chance de recevoir les cours de professeurs passionnés et passionnants. Ils étaient là pour transmettre, non pour se valoriser, mais nous donner leurs savoirs et uniquement pour cela. Aucune question d'ego ne rentrait alors en compte, chacun




dimanche 22 juillet 2012

Olivier G.Boiscommun, les vertiges de la bande dessinée

Qui est O. Boiscommun? Découvrez un auteur qui allie maîtrise du trait, technique narrative, poésie du verbe et art des couleurs. Du parcours à l'actualité.

Olivier G.Boiscommun
l'auteur en dédicace
© O. G.Boiscommun - DR
Auteur de bande dessinée, Olivier G.Boiscommun confirme avec son dernier titre "La Cité de l'arche"(1), qu'il est un auteur complet, capable de porter scénario, dessin et couleur. De la série "Troll", qu'il co-signe avec les prolifiques Joann Sfar et Jean-David Morvan, à "Pietrolino" avec le charismatique Alejandro Jodorowsky, découvrez l'homme derrière l'artiste.

Mais qui est vraiment ce talent du 9e art et comment a-t-il émergé ? Comment nourrit-il son inspiration et sa bibliographie contrastée entre poésie, action et humour ?

Un homme, gâté des dieux...

Il est des êtres qui rendraient envieux les plus philosophes d'entre nous. Sensibles, talentueux, intelligents, et comme pour finir de vous irriter, ils sont parfois dotés des canons de la beauté classique. Olivier Boicommun est de ces êtres rares, qui

mercredi 18 juillet 2012

Suite du lexique des termes techniques de la bande dessinée


De la gouttière séparant les cases, en passant par l'onomatopée, jusqu'à la quatrième de couverture, la BD est un objet à part dans le monde de l'édition. Atypique par la dynamique entre illustration et narration, le 9e art a développé depuis près d'un siècle un langage qui lui est propre. Découvrez ici le sens de ces termes pour mieux savourer les subtilités du récit séquentiel. (1)


L'art de la BD - T2 - Duc - Glénat 1982
© Glénat - Duc - 1982
Lire ici la première partie de ce lexique consacré à la bande dessinée.

La gouttière : l’espace qui sépare deux cases juxtaposées. C’est le signe le plus visible qui participe à figurer l’ellipse de l’action ou/et du temps, mais aussi à construire le découpage d’une séquence.

La bulle (ou le phylactère) : désigne le trait qui enveloppe les textes à l’intérieur d’un cartouche. Elles sont intégrées aux cases. Leur fonction est d’assurer la transcription des dialogues entre les personnages. Les bulles sont souvent rondes (d'où leur nom) et parfois rectangulaires ou simplement figurées par des changements de couleurs. Pour les pensées ou les rêves, elles ont souvent une forme de nuage. La « queue » de la bulle désigne le personnage qui parle ou qui pense.

vendredi 13 juillet 2012

Lexique des termes techniques de la bande dessinée

La bande dessinée n'est pas un livre comme les autres. Trouvez ici, les définitions de certains des mots du jargon des professionnels du 9e art.




Planche BD - Le Corbeau et le Renard
© Philippe Bringel - Philya 2008

Voici une liste, non exhaustive, des mots se rapportant à la bande dessinée et de leur sens dans le monde de la bulle (1). Ce "jargon" professionnel témoigne, à sa façon, du véritable travail qui se cache dérrière l'une des formes les plus ludiques de la littérature. Hors cadre, planche, strip ou composition : que veulent dire précisément ces expressions ? Découvrir ces termes techniques est la première étape pour connaître, et surtout apprécier, toutes les finesses de cet art de l'ellipse narrative.

La 1ère de Couverture : désigne le "plat supérieur" du livre généralement cartonnée en BD, où se trouve le titre, le nom du ou des auteurs, le nom de l’éditeur.

Pages de gardes : les pages de gardes sont
les pages qui précèdent et qui succèdent le corps du livre contenant l’œuvre de l’auteur. Les deux premières pages de garde comportent : une page dite habituellement de "couleur" (contre-collée sur la face interne de la 1ère de couverture), puis d’une ou deux pages de garde dites "blanches" (celles qui accueillent habituellement la dédicace de l'illustrateur lors des salons de BD).

mardi 10 juillet 2012

Sélection 2010 : les BD indispensables pour buller sur la plage

Voici les 20 bande-dessinées à savourer sans modération pendant vos vacances. Fantastique, roman graphique, BD adultes, jeunesse ou manga, suivez le guide.


Mon année T1 - Morvan et Taniguchi
© Dargaud - Morvan et Taniguchi
Avec près de 4000 titres par an, difficile de suivre et de faire un choix dans la production BD. Voici une sélection (forcément partiale) des 20 titres à découvrir si vous les avez manqués durant l'année littéraire dense qui vient de s'écouler.

Chronique sociale, fantastique, historique, humoristique, divertissante, voire même érotique, les auteurs BD n'ont pas chômé cette année encore. Alors quelques soient votre âge et vos goûts de lecture, vous trouverez certainement ici, un ou plusieurs albums à glisser dans votre valise entre crème solaire et maillot de bain :


Adultes et Ados : des BD pour rêver, réfléchir ou se laisser surprendre...

Dieu en personne (Mathieu - Delcourt) : Dieu se présente sur Terre sous les traits d'un individu lambda. Les hommes soignent leur accueil : procès, marchandisation et récupération. Cette superbe BD pose les questions qui hantent nos sociétés occidentales. Indispensable.

jeudi 7 juin 2012

Un monde de bulles, la seule émission du PAF consacrée à la BD

La bande dessinée ignorée ou méprisée par les médias? Absente des chaînes hertziennes la BD s'offre son Monde de Bulles, l'émission 100 % BD sur Public Sénat.


Un Monde de Bulles - Jean Philippe Lefèvre
Thierry Sauvage pour Public Sénat ©

Le marché de la bande dessinée est estimé à 320 millions d'euros par an, elle produit à elle seule près de 4000 titres par an, elle compte plus de 300 maisons d'édition et c'est près de 1500 auteurs professionnels qui lui donnent vie. Mais malgré ses "mensurations" de rêve le 9e art souffre d'un certain désintérêt de la part des médias (tous formats confondus).

Bande dessinée et médias : ignorance ou mépris ?

En dehors des quelques magazines spécialisés (Case Mate, Bodoï, etc) et des "prozines" (nouvelles versions enrichies des anciens "fanzines"), la presse généraliste, la radio ou la télévision ne s'intéressent à la bande dessinée que durant les quelques semaines qui précèdent ou suivent le célèbre festival d'Angoulême devenu, pour une certaine presse, un "marronnier" de l'info.